Cesson (par OGEE - 1778)
Au bord de la rivière de Vilaine ; à 1 lieue à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché, sa subdélégation et son ressort. On y compte 1800 communiants. La cure est présentée par l'abbé de Saint-Melaine. Son territoire est fertile en grains, et abondant en fruits dont on fait du cidre ; on y voit d'excellentes prairies, beaucoup d'arbres et quelques landes. Dans les environs du village des Forges, en cette paroisse, on trouve, dans les carrières d'ardoises, de la melle jaune et des pyrites sulfureuses, qui ont la forme de petits cubes et d'aiguilles. En 1160, le château de Tizé, maison seigneuriale de Cesson, appartenait à Eveillard de Cesson ; en 1190, à Geoffroi de Cesson ; et en 1223, à Bertrand, chevalier, seigneur de Tizé et de Cesson ; et en 1240, à Raoul de Cesson, qui partit avec Pierre de Dreux, duc de Bretagne, pour aller combattre les infidèles. Ce seigneur se distingua dans cette expédition, et contribua beaucoup à la défaite des Sarrasins. Au mois de juin 1314, Jean III, duc de Bretagne, permit à l'héritière de la maison de Tizé de prendre dans les forêts de Rennes et de Liffré tous les bois nécessaires à la reconstruction du château de son nom. Cette dame épousa Aufrai de Mont-Boucher, seigneur de Chevigné, Noyal, et autres lieux. En 1380, la terre de Tizé appartenait à Gui de Saint-Amadour, seigneur de Tizé ; et en 1470, elle devint le partage de Bertrand de Beaumanoir, vicomte de Besso, et passa, l'an 1589, à Mathurin Bouan, chevalier, seigneur de Tizé, et à Catherine de Bois-Glé, son épouse. Les autres maisons nobles de ce territoire, connues dès le XIVe siècle, sont : la Touche-à-Belin, à Armel de Champeaux ; Sevigné et la Pastonnaye, à Guillaume de Sevigné ; Brais, à Alain le Jambu ; la Lande-Amauris [Amaury], à Jeanne de la Lande ; les manoirs de Bas-Sevigné et de Mouille-Pied, à N... [à Pierre Belin et à Guillaume Chopin] ; le Marchaix est plus moderne.
CESSON (par A. MARTEVILLE - 1845)
(sous l'invocation de saint Martin, le 4 juillet), commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale. — Limites : au Nord Betton, Liffré, Thorigné, Rennes ; à l'Est Acigné, Noyal-sur-Vilaine ; au Sud Chantepie, Domloup ; à l'Ouest Rennes. — principaux villages : La Moinerie, la Gravelle, la Finière, la Valette, le Bois de l'Aval, Bas-Jussé, Forges, la Salmaudière, Nantiveul, le Chêne-Morand, la Hâtrie, les Grands-Cours-de-Couësmes, Vau, Calendroux. — Superficie totale 3214 hectares 35 ares 63 centiares, dont les principales divisions sont : terres labourables 2308 ; prés et pâtures 425 ; bois 109 ; vergers et jardins 71 ; carrière et mines 9 ; landes et incultes 133 ; superficie des propriétés bâties 23 ; contenances non imposables 135. Constructions diverses 475 ; moulin 1, à eau, dans le bourg. — La chapelle Calendron, sous le nom de Vinillette, était trêve de Cesson. — Il y avait autrefois treize chapelles ; aucune ne subsiste. — la petite chapelle qui est dans le cimetière, et qui était autrefois l'ossuaire, a été érigée en 1824 sous l'invocation de saint Roch, à l'usage des catéchismes et stations. — L'église est sans doute de 1521, car les registres ne remontent pas au-delà de cette époque.
Le beau château de Cucé est en Cesson ; c'est une construction moderne, mais presque abandonnée. Le parc est fort beau. — Tizé était en Thorigné, et non en Cesson, quoiqu'il semble avoir été autrefois en cette dernière paroisse. C'est en ce manoir que mourut le célèbre écrivain d'Argentré. — On voit encore quelques parties de cet ancien château, qui est du XVIe siècle, et sur lequel M. Langlois a publié une notice intéressante dans la Revue de Bretagne, année 1839. — La partie nord de cette commune est beaucoup plus fertile et plus estimée que la partie sud. — Beaucoup de maisons de campagne. — Carrières de pierres schisteuses à bâtir. — La route royale n° 177, dite de Caen à Redon, et la route royale n° 12, dite de Paris a Brest, traversent cette commune, la première du sud-ouest au nord-ouest, la deuxième de l'est à l'ouest : celle-ci passe la Vilaine sur un beau pont en granit à trois arches. — Il y a, le 12 novembre, une foire dite de la Saint-Martin. — Géologie : schiste argileux ; porphyre à l'ouest et au nord. — On parle le français.
CESSON SEVIGNE (par Michel BELLEBON - 2008)
La nouvelle église a été construite de 1899 à 1904, par l'architecte Arthur Regnault. On détruit l'ancienne peu de temps après.
Cesson devient Cesson Sévigné par décret du 23 avril 1921, pour se différencier
des autres communes du même nom. Emprunté à la famille de Sévigné, ce patronyme rappelle le mariage de la célèbre marquise de Sévigné, née Marie de Rabutin-Chantal, en 1664, avec Henri, baron de Sévigné.
L'essor économique du XXe siècle développe la rive gauche de la Vilaine, successivement nommée Grande Rue, rue principale ou rue de la Mairie et aujourd'hui le Cours de la Vilaine. Le petit commerce et l'artisanat s'y développent. Constituant l'artère principale du vieux Cesson, ce cours est bordé d'un ensemble de maisons simples ou à boutique, en pierre, dans un alignement (côté Rennes) et une perspective ou un étranglement (côté église) assez remarquables. L'arrivoir, plan incliné permettant aux embarquations et marchandises d'accéder à la Vilaine, a été remblayé et transformé en parking. Le dernier des Moulins du bourg, arrêté en 1970, a été agrandi et aménagé, en 1974, pour devenir l' hôtel le Germinal.
Les étangs de Dézerseul, site naturel, sont créés par la commune en 1973, pour la détente et les loisirs. Ils sont composés de 40 hectares en bordure de Vilaine pour "redonner à Cesson Sévigné son caractère de rendez-vous champêtre d'avant-guerre". Le pont "romain" n'existe plus mais le site des vieux ponts subsiste à l'exception du dernier, dont le bras de ruisseau a été remblayé.
Si beaucoup de châteaux et manoirs ont été maintenus ou restaurés (Cucé, Bourgchevreuil, la Chalotais, Grippé, la Gaudaie, la Monniais, les Vaux, etc.), de nombreux témoins de l'histoire de Cesson sont en péril, sur le Cours de la Vilaine et ailleurs (ancienne mairie, la Fresnerie, l'église, le n°13, le manoir de Champagné, etc.)
Sous l'administration de M. Roger Belliard, maire de 1971 à 2000, la commune de Cesson Sévigné s'est harmonieusement développée, édifiant des lotissements modernes tout en préservant l'habitat traditionnel, pour devenir une ville fleurie, accueillante, riche et enviée.
L'évolution démographique présente une stagnation autour de 2300 habitants de 1794 à 1946, avec toutefois une baisse importante (1830 habitants) due à la Première Guerre Mondiale. On distingue les prémices d'une mutation du statut de village à celui de ville par une augmentation constante à partir de 1946. Entre 1968 et 1975, la population double, passant de 3658 à 6424 habitants. En 1982, on dénombre 10 451 Cessonais pour atteindre en 2008 les 17 000. De nombreux projets de lotissements vont encore intensifier cet accroissement, diminuant d'autant les secteurs agricoles, les sites historiques ou naturels (carrières, villages, vestiges de voies romaines, etc.)
Infos pratiques
Maire : Michel Bihan, 64 ans, retraité journaliste
Nombre d'habitants : 15256 Cessonnais
Adresse mairie : 1, esplanade de l'Hotel de ville, 35510 Cesson-Sévigné
Mail : mairie@ville-cesson-sevigne.fr
Site : www.cesson-sevigne.fr
Tel : 02 99 83 52 00
Archives
Etat-civil et registres paroissiaux :
Série communale : Baptêmes dés 1520 - Mariages dès 1600 - Sépultures dès 1600, puis regroupés en BMS depuis 1668.
Série du Greffe puis des Archives Dptales : BMS à partir de 1717.
Noms de familles les plus courants en France :
MARTIN - BERNARD - DUBOIS - THOMAS - ROBERT - RICHARD - PETIT - DURAND - LEROY - MOREAU.
Noms de familles les plus courants en Bretagne :
LE GALL - LE GOFF - LE ROUX - THOMAS - MARTIN - TANGUY - SIMON - MORVAN - GUILLOUX - HAMON.
Noms de familles les plus courants à Cesson-Sévigné :
-Baptême de 1521 à 1599 :
CHALLEMEL - CHASSE - FRAIN - GORIEU - HOUSSIN - LEMARCHANT - PERIN
-De nos jours :
COLLEU - GAUTIER - RICHARD
Pour en savoir plus :
Centre généalogique : Association Bretonne de Généalogie et d'Histoire.
http://www.bretagne-genealogie.org
Bases de données consultables sur :
http://www.geneabretagne.org
Association Parchemin.
http://www.genealogie-bretagne.com
Cercle Généalogique et d'Histoire de Haute Bretagne.
http://www.ouest-genealogie.org (site en construction)
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